vendredi 10 décembre 2010
Poulailler'song // Alain Souchon
{Refrain:}
Dans les poulaillers d'acajou,
Les belles basses-cours à bijoux,
On entend la conversation
D'la volaille qui fait l'opinion.
Ils disent :
"On peut pas être gentils tout le temps.
On peut pas aimer tous les gens.
Y a une sélection. C'est normal.
On lit pas tous le même journal,
Mais comprenez-moi : c'est une migraine,
Tous ces campeurs sous mes persiennes.
Mais comprenez-moi : c'est dur à voir.
Quels sont ces gens sur mon plongeoir ?"
{Refrain}
"On peut pas aimer tout Paris.
N'est-ce pas y a des endroits la nuit
Où les peaux qui vous font la peau
Sont plus bronzées que nos p'tits poulbots ?
Mais comprenez-moi : la djellaba,
C'est pas ce qui faut sous nos climats.
Mais comprenez-moi : à Rochechouart,
Y a des taxis qui ont peur du noir."
{Refrain}
"Que font ces jeunes, assis par terre,
Habillés comme des traîne-misère.
On dirait qu'ils n'aiment pas le travail.
Ça nous prépare une belle pagaille.
Mais comprenez-moi : c'est inquiétant.
Nous vivons des temps décadents.
Mais comprenez-moi : le respect se perd
Dans les usines de mon grand-père."
Mais comprenez-moi...
Les Ombres
Idéalement situé sur le toit du Musée du Quai Branly, le Restaurant Les Ombres offre une vue imprenable et magnifique sur la Tour Eiffel.
Nous l’avons testé le jour mais je peux imaginer le spectacle offert par la Tour illuminée et scintillante en pleine nuit.
Il est d’ailleurs possible de se promener sur le toit après son dîner et de profiter d’une vue panoramique exceptionnelle sur Paris.
Concernant la décoration intérieure, malgré un décor ethnique signé Jean Nouvel, rien de particulier à signaler.
La configuration du lieu génère un brouhaha assez conséquent en salle.
Du côté des plats, la cuisine est correcte et les prix assez conséquents.
Malheureusement, malgré une table de 8 personnes, nous avons tous pris les crevettes, ce qui ne nous a pas permis de tester toutes les combinaisons possibles.
Le plat était correct mais je ne peux cacher une pointe de déception devant un produit farineux à mon goût moi qui suis habitué à des langoustines vendéennes ultra fraiches à la chair croquante.
La première priorité d’un restaurant de ce niveau devrait être la qualité de ses produits, c’est donc assez dommage.
En revanche, gros bonus du côté du service. Le serveur qui nous a pris en charge était charmant, très gentil avec les enfants, et n’a pas hésité à affronter le chef pour obtenir le plat commandé après une confusion en cuisine.
lundi 6 décembre 2010
Flora Danica // Maison du Danemark
La Maison du Danemark propose sur les Champs Elysées pas moins de trois restaurants aux concepts différents.
Au rez-de-chaussée, le brunch (ainsi qu'une terrasse en été sur une cour) et au premier étage, un restaurant gastronomique, Le Copenhague.
De notre côté, nous avons essayé le niveau intermédiaire avec le Flora Danica, qui a une excellente réputation sur le net.
Les bons points sont du côté du décor, assez sobre et élégant (rien d'extraordinaire tout de même).
Les plats sont de bonne qualité et font honneur aux spécialités danoises (il y a beaucoup de saumon, j'adore ça). La carte est limitée ce qui facilite le choix pour les indécis comme moi.
Quelques blogs critiquent le service et effectivement, plusieurs membres du personnel nous ont quelque peu surpris.
En effet, une idée délirante nous est passée par la tête : nous avons demandé la composition d'un plat (de la carte, je précise).
Le premier serveur n'a pas pu nous détailler le plat susdit pour la raison incontournable suivante (dixit) : "la carte a changé récemment".
Le second n'a pas su non plus pour une raison encore meilleure : "Habituellement, je travaille dans un restaurant gastronomique qui s'appelle le Copenhague".
Elégante façon de nous rappeler que nous ne sommes que des clients de seconde zone, si en plus on fait perdre du temps au service à poser des questions sur les plats...
Pendant une seconde, je me suis cru à un Club 5 à Luxembourg!
Mais bon, on est à Paris...
L'addition est par ailleurs assez salée (compter 60 EUR par personne).
Mais bon, on est sur les Champs...
Conclusion : largement supérieur à la moyenne des restaurants élyséens, mais réputation un peu surfaite tout de même.
jeudi 2 décembre 2010
Qui es-tu Peter? // Espace Culturel Louis Vuitton
L'Espace Culturel Louis Vuitton expose du 1er octobre 2010 au 9 janvier 2011 le mythe de Peter Pan, revu et corrigé par 13 artistes contemporains.
Comme l'indiquent les commissaires de l'exposition (Joanna Chevalier et Hervé Mikaeloff) dans le prélude du catalogue : "Peter Pan est un roman initiatique qui confronte ses personnages à la peur de grandir, de voler, à la mort, mais aussi à la liberté de créer, de réaliser et d'oser. Le syndrome de Peter Pan qui peut être un traumatisme affectif (NDLR : l'auteur de Peter Pan, à l'instar de son héros, a perdu sa mère étant enfant), est aussi une source de création basée sur l'imaginaire de l'enfance.
Qui es-tu Peter Pan? est une invitation à parcourir un monde où enfance et création se conjuguent, où l'univers créatif de l'artiste dialogue avec l'inconscient du public. L'imagination et la création naissent dans l'enfance et font partie de chacun d'entre nous".
On notera le brillant travail de Grégoire Bourdeil qui, s'emparant du thème du pirate, imagine une installation en trois temps.
Tout d'abord, deux murs de photos se répondent : sur l'un deux est présentée l'affiche d'un film qui n'existe pas ; sur l'autre, des photos extraites du film et prises à paris, Moscou et New York se posent en documents prouvant l'infiltration d'une piraterie moderne dans les milieux politique, financier, militaire et religieux. Un nouveau symbole pirate y apparaît et se retrouve également sur le pavillon qui flotte au-dessus de la Maison Luis Vuitton.
Cet objet interroge les limites : y a-t-il une frontière déterminée entre le bien et le mal? Où s'arrête la fiction et où commence le réel? Questions que reprend l'installation vidéo, scène finale de "Everland", qui montre comment la fiction peut plier la réalité à son image en faisant osciller le plongeoir en aluminium lors de la chute de Wendy.
J'ai bien aimé l'univers onirique de l'imposante peinture murale de Janaina Tschäpe, "Araignées, Singes et Esprits", hommage à la forêt brésilienne de son enfance.
On retrouve le motif de la forêt dans le tunnel graphique "The father's and mother's wood" de Jérôme Zonder qui recouvre les murs et le sol d'un long couloir de l'espace Vuitton.
En parcourant ce couloir, on pénètre l'univers du conte, enchanté au début, cauchemardesque sur la fin.
"Qui a le temps de grandir ???????" de Melonie Foster Hennessy présente un travail de photographie sonore qui confronte la volonté de grandir de Wendy et l'éternelle enfance de Peter Pan.
Des hologrammes de visage, inquiétants et mystérieux, défilent dont l'un subit le passage du temps de 7 à 30 ans, tandis que l'autre sembla à jamais prisonnier de l'enfance.
L'ironie de Laurent Pernot conclut l'exposition avec son enseigne lumineuse "Vous ne mourrez jamais".
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